Hello My Name is Vanina

Hello My Name is Vanina





# Enviado em Domingo 23 Novembro 2008 07:28

Modificado em Terça 24 Novembro 2009 14:45


______Ouais, c'est peut-être ça que tout le monde appelle amour. On aperçoit son reflet partout, dans le miroir, dans les vitres de la fenêtre d'une salle de classe, entre les lignes d'un livre. On entend encore ses paroles, dans nos rêves, dans nos pensées, entre deux silences d'une conversation ennuyante. On revoit ses yeux envoûtants, ses lèvres charnues qui nous sourient et cette attention, seulement furtive. On essaie alors de l'attraper, en se mettant devant, et de rire à la folie, sans lui jeter un regard. L'énerver à lui en faire arracher les cheveux, le faire hurler de rage, puis le faire fuir d'énervement. Mentir pour mieux l'observer, courir pour mieux s'approcher, murmurer un secret pour mieux s'éloigner. Croire que tout est possible. On sent que c'est pour toujours. On sent que c'est pour jamais.
Ouais, c'est peut-être ça que tout le monde appelle amour. Et tout le monde dit aussi qu'il y a jalousie. Ce sentiment de vouloir tout briser, tout écraser, seulement en refermant ses paumes. Cette envie de hurler, d'avoir un cri de désespoir, d'aigreur, de rage. D'avoir un cri violent, anéanti, poignant. De verser des larmes, des perles argentées qui viendraient s'écraser en milles éclats sur le sol. De déchirer les draps du monde, de les découper en petit morceau et de les contempler sans les voir. De se griffer la peau, de s'enfoncer des aiguilles dans les yeux, de déverser un torrent de haine sur ces mots, sur ces phrases, sur ces personnes, qui ont déchaîné ce sentiment. Ce désir de voir le sang couler, dans une chambre noire, une nuit de pleine lune, où toutes les étoiles semblent entendre cette plainte cuisante. Cette soif de prendre une arme et de tout arrêter. Cette faim d'effacer chacune de ses paroles et toutes ses erreurs, en un mouvement imperceptible de la main, comme pour tout oublier.
Ouais, c'est peut-être ça que tout le monde appelle amour. Et tout monde dit aussi qu'il y a jalousie. Ainsi que détresse et désespoir. Peut-être que c'est quand on a l'impression de marcher sur un pont, un jour où la pluie est torrentielle, sans parapluie, juste quelques vêtements fins inondés. Et se souvenir, se sentir mourir à petit feu, telle une étincelle sur le point de s'éteindre, sentir ses battements de c½ur s'espacer, son souffle lui manquer. Et attendre, sur le quai de la Seine, encore et encore, jusqu'à croire entendre ses pas résonnant sur les dalles, s'approchant lentement. On se retourne, mais il n'y a personne. Il n'y que soit. Encore un rêve. Encore un foutu rêve. On s'effondre sur le sol froid, peu importe qu'on soit près de l'eau et qu'elle risque à tout moment de monter, peu importe qu'un alcoolique passe et nous emmène. On entend sa voix, son rire, encore et toujours. On n'arrive plus à l'oublier, à s'en débarrasser, c'est imbibé sur tous nos sens, sur notre peau où on sent son parfum enivrant, sur nos yeux où on voit une valse éternelle, sur nos oreilles où on perçoit ses paroles, sur notre bouche qui n'a que parlé avec lui, rien d'autre, sur notre nez où son arôme est imprimé et semble impensable à supprimer, même en se droguant de javel. Les pleurs commencent, soubresauts et reniflements, il y a tout ça, on m'a dit.
Ouais, c'est peut-être tout ça que tout le monde appelle amour. Et tout le monde dit aussi qu'il y a jalousie. Ainsi que détresse et désespoir. Et cette personne, on l'appelle Pollution lumineuse car elle est invisible mais brillante. Une nuisance à la vie mais une promesse de bonheur étincelant infini.

# Enviado em Quarta 05 Novembro 2008 09:56

Modificado em Sábado 28 Novembro 2009 16:04


______Ouais, j'ai mal. ça te plaît ? Tu téloignes, tu m'ignores, tu ne me regardes pas, tu ne me parles pas. Tu l'aimes, c'est ça ? Je m'en moque, j'ai pas de pot, c'est tout. Je sais que je ressens plus que de l'amitié pour toi, mais ce sentiment s'arrête à la case fraternité, c'est tout. Tu penses plus ? Peut-être mais j'en suis inconsciente ou je n'ose pas me l'avouer, par peur. Je crains l'amour, j'ai été trop déçue. Je préfère souffrie seule que avec la pitié des autres. Je préfère me détruire que laisser les autres le faire à ma place.

Ouais, j'ai l'impression d'avoir un coeur en décomposition. Il pourrit à une vitesse ahurissante. L'odeur est nauséabonde, je ne supporte plus de le garder relié à mes artères et à mes veines, je veux le vomir. Mon sang est noir, il pue. Mes trachées sont bouchées, je manque d'air, j'ai le souffle court. Sauve-moi, j'étouffe. Tu ris, tu me méprises. Suis-je aussi pitoyable que ça ? Mes petits moments de bonheur sont-ils totalement finis ? Dois-je me priver de toi tout entier jusqu'à qu'il n'y ait plus aucune goutte de sang dans mon corps ? Es-tu content ainsi ? Ta pitié est-elle assouvie de cette façon ? Je suis toute à toi, joue avec moi si il te plaît, attache-moi des fils autours des articulations et manipule-moi comme un vulgaire pantin si c'est ce que tu veux, mais daigne m'accorder un peu de ton attention. Ne sois pas hypocrite, aime-moi juste un peu. Juste un tout petit peu.

Ouais, je me grignotte comme un petit biscuit LU. Pourquoi est-ce que ça me fait si mal ? Je ne devrais pas pourtant. Pourquoi est-ce que ma haine est-elle percevable ? Pouquoi est-ce que je sens que tu oscilles entre elle et moi ? Ou que tout simplement, c'est elle et pas moi ? J'avais tenté de supporter les gens qui me sont semblables mais c'est trop dur. Je réalise toujours la même chose : je ne peux pas me supporter. Mais ces personnes me ressemblent-elles réellement ? Non mais je ne répéterais pas le refrain de madame Tout-le-Monde qui est "chacun est unique". Ils ont certains points qui sont communs aux miens et qu'il m'est difficile d'aimer. Une des raisons pour laquelle j'ai du mal à m'apprécier moi-même, très certainement.
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# Enviado em Quinta 26 Novembro 2009 14:25

Modificado em Sábado 28 Novembro 2009 16:04

______J'ai le c½ur léger, je vole, je rêve et je souris à nouveau pour de vrai. Je ris encore et encore, sous ton regard bienveillant. Et pourtant, une part d'ombre habite toujours le fond de mon âme et grandit, toujours et sans cesse, je n'arrive pas l'effacer à la gomme. Il semblerait que ce ne soit pas du crayon. Du stylo peut-être ? Enfin, je dessine un beau rire sur mon visage puis je repars, je saute dans les flaques d'eau, je tourne sur moi-même, je prend des photos, je critique, je cris et je mange. Je vis, sans craintes. Et pourtant, on me dit de me méfier, une petite voix me demande de faire attention, que je suis loin de m'imaginer ce qui va m'arriver... Je sens mon c½ur battre de plus en plus vite, je respire, je retiens mon souffle et je ferme les yeux, comme apeurée. Je crains que tu t'en ailles, j'ai peur que tu repartes encore une fois, que tu joues avec moi, que tu m'oublies, que tu t'éloignes, encore une fois, ou toujours tant qu'on se connaîtra. Quel est donc ton problème ? Quel est donc mon problème ? Quel est donc notre problème ?
(...)
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# Enviado em Sábado 28 Novembro 2009 15:55



SHALL WE DANCE ?


_ Dragonette - I get around
_ Daft Punk - Something about us
_ Lady Gaga ft.Beyonce - Telephone
_ Da Silva - Au moment des amours
_ Katie Melua - I cried for you
_ Jeff Buckley - Lover, you should've come over
_ Calvin Harris - Worst Day
_ Charlotte Gainsbourg - IRM
_ Charlotte Gainsbourg&Beck - Heaven can Wait
_ Dan The Automator - Rapper's Delight (Van She Tech Remix)
_ NASA - Gifted (f. Kanye West, Santogold & Lykke Li)







# Enviado em Quinta 20 Novembro 2008 08:07

Modificado em Quarta 25 Novembro 2009 11:16